Ceci est une nouvelle histoire complète.
Titre : Dark side - Texte complet
Auteur : Km462
Personnages : 1 homme, 1 adolescente
La plus jeune fille a 15 ans
Romantique
Exhibitionnisme
Voyeurisme
Première fois
Masturbation
Pénétration vaginale
Pénétration anale

Texte envoyé le 02/09/2015
Texte publié le 03/09/2015

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Dark side

par Km462

Texte complet

Take a walk on the wild side

Que les choses soient claires : j'ai connu une enfance heureuse et j'assume ma soixantaine tranquille entouré de mes enfants et ami-e-s.

Que les choses soient sombres aussi : ma vie est faite de recoins obscurs que je souhaite me/te raconter.

Je suis l'aîné d'une fratrie de cinq, issu d'une famille très catholique, ce qui a retardé mon coming out jusqu'à ce soir. Une famille lorraine et bilingue, aussi. Papa et maman zappaient du français (langue habituelle) quand on était autorisés, au Platt (langue dont le haut-allemand est issu) pour les confidences.

De l'âge de 2 à 10 ans je conserve peu de souvenirs. A part celui de ma mère qui constatait des taches foncées sur mes draps et avait donc glissé sous mon oreiller une revue catholique en noir et blanc m'éduquant sur les dangers terrifiant de l'onanisme. Trop tard, noch'a môôl.

De mes 12 ans je garde l'heureux souvenir de ma première expérience homo.

Rohrbach-les-Bitche, Montigny, Moselle.

Il y a longtemps.

Pine de sylphe

C'était l'époque des boy-scouts, des livres Signe de Piste, les « Prince Eric » sensuellement illustrés par Pierre Joubert, des camps dans les Vosges, des feux de camp et des chansons d'Hugues Aufray. Hissez haut, Santia-ano... Vous voyez ?

L'époque de l'innocence, on discutait des filles en catimini, sans rien y connaître encore.

C'était un été, lors d'un camp scout en Bretagne, sponsorisé par la paroisse et nos parents.

Les garçons dormaient avec les garçons dans des tentes de coton branlantes, et les filles

Faisaient pareil, à quelques kilomètres de là. Mixité interdite, c'était comme ça.

Nous avions 10 ans et quelques. Christian m'attirait beaucoup.

Il était très fin, le corps gracile, les gestes gracieux, une gaité constante et des taches de rousseur. La journée, il portait toujours un short de bain nylon usé et fort lâche, qui laissait voir le bas de ses couilles. Je le matais avec un désir inexpliqué mais constant.

Christian savait que très bien ce que je regardais. Ça lui plaisait, et je le savais.

Nous étions encore imberbes tous deux, comme le Prince Eric des « Signe de piste ».

Au fil du temps, un jeu de plus en plus ambigu s'établit entre nous. Christian prit

L'habitude, lorsque je n'étais pas loin de lui, de descendre son short jusqu'à son pubis tout lisse, pour me laisser le mater à loisir. Et quand il sentait que je le regardais, il lui arrivait de bander, et son petit sexe mince se dressait devant moi. Ça faisait une pointe horizontale très fière. Et quand il me tournait le dos, il me laissait mater la raie de ses fesses. Il avait deux fossettes de chaque côté des reins, et des omoplates pointues.

Nos chefs ne remarquaient rien, car à part ça on ne faisait aucune incartade. Alors on était des bons éléments. Donc ils nous foutaient la paix.

La nuit on dormait côte-côte dans la tente de six. Quelquefois le matin, nous nous

Réveillions la main de l'un sur le corps de l'autre, quelquefois la main de Christian sous

Mon pyjama, quelquefois la mienne sous le sien. Quelquefois on se mettait en cuillère, les

Jambes serrées les unes contre les autres. Quand je sentais son cul se blottir contre moi, je bandais fort dans sa raie. Christian se laissait faire.

Il m'arrivait souvent de me branler seul, en pensant à lui. Erections interminables.

Je n'avais encore jamais éjaculé de ma vie.

Un matin, j'étais allé faire pipi tout seul derrière la haie. Il y avait déjà un chaud soleil de juillet. Instinctivement, j'ai laissé descendre mon futal et je me suis dressé tout nu face à l'astre du jour. Je sentis ses rayons sur ma peau, sa chaleur qui m'envahissait, et je demeurai ainsi debout, immobile, frémissant, dans une pure jouissance intérieure.

C'était la première fois. Cette sensation fut indescriptible, presque mystique.

J'entendis un bruit de branches cassées par terre, derrière moi. Je me retournai : c'était

Christian. Il me regardait, les yeux tout ronds, la bouche écarquillée.

Puis il retourna au camp sans rien dire.

***

Le lendemain même, un méga-raid était programmé : il nous faudrait marcher de Kerverrec, Morbihan, vers Ploemel, puis à la presqu'île vers Quiberon, et prendre le ferry jusqu'à Belle-île, puis camper sur la Côte Sauvage, à l'est.

La balade ultime de l'été. Départ à 4 heures du mat, route à pied. Hardi petit.

Longue marche dans la nuit finissante. Puis l'isthme de Penthièvre. Puis, le soleil levé, la troupe a demandé grâce, les pieds en compote et le ventre vide. Pause au bord de l'océan.

Nos chefs, qui voulaient nous apprendre les techniques de survie en milieu sauvage, nous

Laissèrent une demi-heure pour trouver des coquillages et nous en sustenter, sinon pour

Les pédés de mauviettes paresseuses, il y avait du pâté et du café. Allez, hopla.

On est partis tous deux, Christian et moi. On a vite repéré des chapeaux chinois et

Quelques palourdes, et même des huîtres. On s'en est empiffrés avec délice. C'était la

Première fois qu'on mangeait des coquillages frais, nous deux qui venions du Bitcherland,

Super froid et très loin de la plage... Les magasins Picard n'existaient pas encore.

Bref, ce n'est pas de surgelés que je veux vous parler.

Encore qu'à Bitche, on est souvent surgelés, en hiver. Bon, j'arrête là.

Il nous restait un peu de temps.

Alors on a grimpé derrière les rochers profiter du soleil du matin. On s'est adossés à une

Barre de granit à l'est, déjà un peu réchauffée.

Christian m'a alors demandé :

– Ian, t'es cap de refaire comme hier ?

Alors, je me suis désapé vite fait. Je ne demandais que ça. Christian s'empressa de faire de même. Et on est restés comme ça tous nus tous les deux au soleil, lui guettant par-ci par-là pour vérifier si on était bien tout seuls. On était bien tout seuls. On était bien tout court.

Une fois rassuré, il posa sa tête sur mon épaule. Il avait des cheveux blonds très fins.

Encore une fois, cette sensation incroyable du soleil sur ma peau nue.

Mais cette fois je n'étais plus seul. J'avais un complice.

Ce moment sembla durer très longtemps. Pour se tenir chaud, on s'est frottés les pieds et

Les mains. Tout nus. Puis et s'on s'est rhabillés et on a repris la route avec les autres.

***

La mer était très formée. Le ferry remuait de partout. Tout le monde rendait tripes et

Boyaux. Sauf nous deux.

Nous, on n'avait pas mangé de pâté de campagne, ni bu de café au lait au petit déj.

Et on se tenait en ciré, enserrés, tous deux à la proue, comme des super pokémons, fiers

Comme Artaban. Nos vaillants chefs, les Rambos du raid survie, étaient accroupis au

Bastingage, dans un état pitoyable. On a été indulgents, on ne s'est pas moqués.

Christian me tenait la main. Quand le bateau roulait et tanguait trop fort, je le maintenais par la taille. On se prenait des grosses vagues en plein visage. Pur bonheur.

A l'arrivée on a été félicités pour notre endurance et notre courage. Dans mon for

Intérieur, je félicitais Christian pour sa beauté et son courage.

Le soir, on était rendus à l'aplomb de la grotte de l'Apothicairerie.

On est allés tous deux à l'écart, on s'est enroulés ensemble sous toutes nos couvertures.

On est restés avec nos polaires, il faisait un vent de noroît traître et perfide.

On s'est tenus enlacés pour se tenir chaud. Puis on a eu vraiment chaud, alors on s'est

Déshabillés et on s'est serrés encore plus fort. Et Christian m'a embrassé dans le cou.

Et il m'a dit :

– Ian, un jour on ferait comme si je serais une fille. Et toi tu serais un garçon. Et puis on ferait un enfant ensemble. Ça serait vraiment rigolo d'essayer. En tout cas.

Et on s'est endormis comme ça, crevés. Sans rien se dire de plus.

Ce n'est que le matin suivant qu'on s'est rendus compte qu'on avait - enfin - chacun

Éjaculé. Dans la nuit. L'un contre l'autre.

Et puis le camp s'est fini, et on est rentrés en train à Metz.

***

... C'est de cette époque que date mon amour indéfectible pour la lande bretonne, les

Korrigans, le kouign amann, les crustacés, l'océan déchaîné, les fest-noz... et pour les

Vertiges marins et mouillés de la pré-adolescence.

Kénavo, Breiz ! Je t'aime !

***

Notre relation prit une tournure plus olé-olé à notre retour du camp, lors de nos après-midi d'août à la piscine municipale.

On jouait à se battre, dans le grand bain. Lorsque nos bites se touchaient – de plus en plus souvent – chacun bandait, et chacun sentait que l'autre bandait pareil. Nos érections de pré-ados étaient fort vigoureuses, et nos dards tendaient nos maillots. Chacun alors

Descendait sous l'eau regarder de près le sexe et les couilles de l'autre en faisant des bulles qui chatouillaient. Délice.

En plongeant l'un et l'autre ensemble, nos maillots glissaient et on se serrait brièvement

Les fesses, nus tout en bas sous l'eau, avant de remonter nos maillots, de sortir du bassin, et de recommencer notre manège. C'étaient des jeux d'enfants. Personne ne remarquait rien, à part quelques filles qui nous mataient à la dérobée en gloussant entre elles.

Nous on était bronzés. On avait appris à prendre le soleil, tout nus chaque matin, dans les roseaux. On faisait grosse impression dans les vestiaires des garçons. Les autres étaient trop pâles, ou ils avaient la trace du Marcel, ou du slip. Nous pas. Et en plus on se marrait tout le temps. Eux pas.

Et ils étaient un peu jaloux. Nous pas.

Et j'étais le plus costaud, alors on avait la paix.

Puis ce fut la rentrée des classes.

***

Nous étions en 6e au même collège. Un jour de septembre à la récré, Christian se lâcha et

Me dit en rigolant « On a des seins de 3 à 4 ! » (On avait un cours de dessin, oui. Lol, mdr)

Je lui dis :

– Alors c'est toi qui vas être la femme. Et moi le garçon, tu te souviens ?

– Donc on va chez toi après le cours ? Moi, même pas peur.

– Je veux, oui.

A 16h 15 on était dans ma chambre, assez fébriles. Maman s'occupait en bas.

Tandis que je torchais un dernier devoir à toute vitesse, Christian m'attendait sur le lit, couché sur le dos, passif. Il avait enlevé son pantalon, descendu son maillot.

Il me laissait l'initiative.

Il faisait la femme, quoi. Il commençait à bander un peu, se caressant tranquillement.

J'enlevai très vite mes fringues, me mis sur lui jusqu'à ce que nous nous retrouvions dans

La posture supposée du papa et de la maman. Alors Christian détourna la tête et se

Cambra, collant sa pine à la mienne, haletant doucement, remuant ses hanches de haut en

Bas. On se mit à bander très fort. Alors je pensai à son cul.

Je posai mes mains sur ses fesses, les écartai, puis glissai mes doigts vers sa raie. Il protesta pour la forme :

– C'est sale ce que tu fais, arrête.

...puis me laissa faire.

Je commençai à caresser son trou. Il se détendit, acceptant l'exploration, écartant ses

Fesses de ses deux mains. On était au bord du séisme.

Je commençai à pénétrer sa fente de mes doigts.

Alors il prit enfin l'initiative. Il se retourna sur le ventre, et souleva son cul, que j'écartai et contemplai, émerveillé. Petit oeillet tout brun et froncé. Il respirait fort, mais silencieux

Toujours. Ma mère était juste à l'étage en-dessous, on le savait et on faisait gaffe.

J'approchai mon gland de son trou, poussai un peu. Il m'a dit « Aïe, tu me fais mal-eu ».

Alors je filai à la salle de bain mitoyenne et pris de la Nivéa. Je revins.

Christian m'attendait dans la même position, le derrière offert, mains sous son sexe.

Je nous enduisis, appuyai sur son sphincter, qui se détendit très vite. Une fois mon gland

Entré sans qu'il n'exprime aucune douleur, courageux et déterminé qu'il était...

J'y glissai entièrement mon vit. Puis je commençai à aller et venir, de son anus jusqu'à son fin fond, me retirant, puis le pénétrant à nouveau. Christian accompagnait mes

Mouvements en me tenant les fesses. Son trou devint tellement desserré que j'y entrais

Sans plus même le sentir. Il ne faisait qu'un petit plop à l'aller et au retour. Je crois qu'il pissait sous lui, parce que le drap était carrément mouillé.

Cela dura fort longtemps.

Christian poussa une plainte âpre de plaisir, je lui mis la main sur la bouche.

Gaffe, y a maman !

Je me retirai. On s'allongea face à face, silencieux, comme sous la tente des scouts.

Je caressai sa pine, lui la mienne. Je pris ensuite son gland entre mes lèvres, m'amusant à le sentir gonfler, le taquinant des dents. Il alla au fond de ma bouche et se retira. Son gland vibrait. Je serrai ses couilles. Elles étaient rabattues, dures comme de la pierre.

Je m'amusais à faire remonter ses noisettes de ses bourses jusqu'au bas de son pubis. Elles faisaient des petites bosses de chaque côté de son sexe, puis elles redescendaient.

Alors on s'est agenouillés face à face. Christian mit sa tête sur mon cou. Une nouvelle fois la caresse de ses cheveux, ses yeux baissés, sa soumission, son désir de moi. Je massais ses fesses toute fermes.

Alors j'ai saisi nos deux sexes tendus, les ai réunis l'un contre l'autre à la verticale. Je les ai entourés de mes mains, comme un vagin maternel en colocation. Puis je nous ai branlés, de plus en plus fort.

Alors on a éjaculé au même moment, très longuement, à grosses gouttes vaillantes. Nos

Jus mélangés giclaient, retombaient sur nos glands, dégoulinaient sur mes doigts. J'ai

Badigeonné Christian de nos foutres transparents, il en a fait de même. On s'est embrassés

Sur la bouche avec la langue, on s'est dit des trucs crades.

– T'es comme une pute. — Toi t'es pire.

– T'as pissé sur mon lit. — Toi t'as fourré mon cul.

– Et toi t'as aimé. — Toi t'as joui.

– Toi encore plus.

– T'es un gros salopiot. — Toi t'es pire.

– Non c'est toi le pire. — Je vais te faire encore plus pire que toi tu m'as fait.

Bref... On se sentait bien. Mieux que jamais.

On est allés se nettoyer. Juste un peu.

On s'est gardés des plaques de sperme séchées, et notre odeur, pour s'en souvenir.

Puis on s'est encore embrassés à pleine bouche. On n'était plus puceaux. Carrément plus.

Et on est redescendus goûter. Des grosses tartines avec du beurre et de la confiture et du

Lait. Maman nous demanda : « Ça s'est bien passé, aujourd'hui ? »

– Oui, on a eu dessin, c'était super.

***

En novembre, le père de Christian, militaire, fut muté dans une autre garnison.

Je n'ai retrouvé son fils que de bien des années plus tard.

On n'a jamais reparlé de cela.

Mais je sais que Christian est très épanoui, et il sait que je le suis tout autant.

***

Puis la première fille de ma vie...

Loué soit le Seigneur

J'avais 13 ans.

Dans ma bande de l'époque, il y avait un garçon et une fille qui sortaient ensemble.

J'étais un peu jaloux du mec, d'abord il avait l'air très sûr de lui, et moi j'étais plutôt timide.

Et puis il avait une copine à lui, Kris, une grande, dans les 17 ans, très spirituelle et délurée.

Je la trouvais vraiment à mon goût. Beaucoup d'assurance et d'humour. Très mince, des gestes souples de danseuse, une toute petite poitrine dont les tétons longs et très pointus tendaient la robe noire mince et très courte. Elle ne portait jamais de soutien-gorge.

Elle avait coutume de s'asseoir en hauteur, jambes croisées. Quand elle changeait de position, elle écartait les jambes et laissait voir son entrejambe. Volontairement, j'en étais sûr.

J'étais d'autant plus troublé que, lorsqu'elle dépliait les jambes, c'était de plus en plus face à moi.

J'étais fasciné par cette personne, et sans en avoir l'air, timide comme j'étais, je n'arrêtais pas de la mater en douce.

Ce samedi soir la fête dura longtemps. On a tous dormi dans le même appartement.

Le lendemain matin, elle vint me voir au réveil, et me demanda à brûle-pourpoint : «  Crois-tu en Dieu ?  »

– Euhgblxvz, répondis-je faute de mieux.

Mes parents nourrissaient depuis toujours l'ambition de me voir devenir évêque, voire plus. J'étais embarrassé, quoi.

Et pas que pour ma foi déjà vacillante. Surtout pour ma sexualité pas très aboutie.

– Je voudrais voir le Seigneur, ce matin. Tu m'accompagnes ? reprit-elle.

Elle se leva, je la suivis. Nous allâmes de concert à la cathédrale de Metz toute proche. En chemin, elle me prit les mains et me dit, le regard implorant : Je veux Lui parler. C'est très important pour moi. Je voudrais que tu soies avec moi. Nous devons partager ce moment.

– Je veux me présenter nue à Lui. Telle qu'Il m'a faite.

Elle posa ma main sur son fessier. Je constatai que sous sa robe, elle était tout à fait nue.

Son derrière était petit et ferme. Il avait comme un frémissement constant.

L'office du matin était terminé. Quelques fidèles, des touristes, un curé.

Elle me conduisit à gauche de la nef, vers un confessionnal.

Etrangement, celui-ci n'avait pas les croisillons qui séparent en général la loge du confesseur de celle du pénitent.

Elle entra par la porte du milieu, celle du confesseur. Je demeurai, interdit.

Elle me chuchota «  Viens  ». J'entrai donc.

Elle se tenait assise, dans le clair-obscur des vitraux. Elle murmura dans la pénombre :

«  Ça fait des jours qu'Il me regarde, je le sens. Et je sens que j'ai envie de Lui. Tu comprends ?  »

Je ne comprenais rien, en fait.

– J'ai envie de Lui. Et toi, en as-tu envie ?

– Moi aussi... euh, je crois bien.

J'avais la schtratze, les chocottes, la trouille.

– As-tu déjà péché, Kim ?

– Pas beaucoup je crois. Je me suis un peu masturbé, des fois.

– Ce n'est pas vraiment un péché. Dieu te le pardonnera, mon fils.

– Et toi, Kris, as-tu péché ?

– Oui, mon fils. Beaucoup et souvent. Et je crois que je vais recommencer.

Elle se releva de suite. Je restai assis.

Elle se cambra, et à travers la lucarne ouverte elle me montra son pubis, presque glabre, ses grandes lèvres tendues et gonflées. Elle ouvrit son sexe. Il semblait respirer par spasmes.

Elle me demanda :

– Relève-toi, mon fils.

Elle s'empara à travers la lucarne de mon bimborion, qu'elle métamorphosa vite fait en goupillon bien dressé. A mon grand émerveillement.

Puis elle enleva d'un geste vif son saint sépulcre.

– Seigneur, viens en moi maintenant, s'il te plaît. Je suis Ta servante.

Kris me guida vers son narthex, et je célébrai son saint orifice.

A ma grande surprise, mon éjaculation fut bien plus abondante que lors de mes pauvres masturbations.

Elle laissa mes gouttes couler en bas d'elle. Elles dégoulinèrent longuement le long de la barrière séparatrice.

– Maintenant, je souhaiterais te montrer le fondement de ma religion.

Elle se retourna et à travers la lucarne me tendit son derrière.

Elle l'ouvrit de ses deux mains. Son anus ouvert palpitait. Je voyais à l'intérieur comme un mystère divin.

– Prends un peu de ton sperme et humidifie mon saint tabernacle.

Ceci fait, j'enfonçai mon goupillon toujours érigé dans le fondement de sa foi.

Kris eut un cri d'orgasme, couvert par le chant des paroissiens qui, comme d'habitude, chantaient faux.

Jamais confession ne me sembla plus belle et sincère.

J'ai renoncé à mes vœux de célibat, aux jeunes garçons et à mon goût pour le suicide.

J'avais perdu mon pucelage, quoi.

Au sortir elle dit, avec force  : «  Merci, Seigneur. Je suis Ta servante désormais.   »

Les fidèles lui sourirent. Cette dévotion matinale, de plus exprimée par une si jeune, jolie et frêle personne, les renforçait dans leur foi et leur confiance dans l'avenir de notre sainte mère l'Eglise.

Kris devint ma copine, et pour longtemps.

Elle m'a appris énormément de choses. Des très belles et des très sales.

.....

Quelques années plus tard, je me dis que finalement, j'aurais pu devenir prêtre, évêque, curé ou même pape. De toute façon, je n'aurais prêché qu'une seule et même chose : l'amour.

L'amour qui se moque des âges, des genres, des races.

L'amour transgressif, tel que Jésus l'a annoncé et pratiqué avec Madeleine la prostituée.

«  Heureux les doux, car ils posséderont la terre  » 

«  Heureux les cœurs purs  : ils verront Dieu.   »

Puis pion dans un CES de Metz.

......

Troisième conte : mes 16 ans.

Quand j'étais pion

J'avais eu une scolarité brillante. J'avais sauté deux classes, passé mon bac L avec mention à 15 ans. Comme j'étais boursier, l'Education nationale m'avait nommé surveillant d'externat dans un CES (maintenant collège) à Metz, pour m'aider à suivre mes études universitaires.

C'est ainsi que je me retrouvai, à 15 ans, en haut d'un pupitre, à surveiller des élèves, au début assez dissipés, tout en travaillant mes cours de littérature et de langues médiévales.

Je savais qu'une attitude autoritaire était contre-productive, alors dès le début, je tins le discours suivant aux élèves :

– Je fais un deal avec vous. Faites ce que vous voulez, mais restez silencieux.

Comme ça, tout le monde aura la paix, vous et moi.

Le message fut très bien compris par tous les élèves.

J'ai donc eu une paix royale pendant mes trois années de pionicat.

Enfin, presque.

Ce collège avait une section danse, suivie par des filles et des garçons de la sixième à la troisième. Une grande majorité de filles, et quelques garçons.

Cette section était d'un très bon niveau : un des garçons, Avi F., poursuit actuellement une brillante carrière de violon solo. Quant à Liza L., 13 ans, brillant élément, elle perturba quelque peu la paix royale que l'Education nationale m'avait généreusement accordée.

Je vais vous parler d'elle et de moi.

Avant d'en venir à mon sujet, je dois encore vous dire : il y avait des réunions pédagogiques de professeurs auxquelles j'étais tenu d'assister, en tant que pion. Des vieux, dans les 24-25. Ils commentaient avec des sourires égrillards l'anatomie des filles de la section danse. Ils m'écœuraient. Crypto-pédos, ravagés par leur testostérone, par leur ennui. Bref.

Au cours du premier trimestre, les danseuses prirent l'habitude de se s'asseoir au premier rang, tout au-dessous de moi donc. Peut-être parce que j'étais un pion gentil ? Peut-être parce que j'étais mignon ? Peut-être parce que je jouais de la guitare ? Allez savoir.

En tous cas, la grâce et la beauté des danseuses alignées au premier rang me troublaient de plus en plus. L'époque était aux mini-jupes, et les filles de la section danse ne s'en privaient pas. Avec les jambes qu'elles avaient, elles pouvaient.

J'étais en train de surveiller les quatrièmes, tout en bossant «  Les lais de Marie de France, Guiguemar  ». J'étais fasciné par l'érotisme torride et pudique de cette poésie anglo-normande du XIIe siècle, quand mon regard fut attiré par Liza L.

Elle se tenait assise en face de moi, et me regardait fixement, jambes écartées, jupe relevée. Elle tendait son sexe. Elle n'avait que le cache-sexe minimal que les danseuses mettent en- dessous de leur justau corps. Elle écartait ses lèvres de ses mains.

J'ai délaissé Marie de France et j'ai contemplé Liza.

Elle savait que je la regardais.

Le jour suivant, elle recommença son numéro, s'exhibant sans aucun dessous.

Elle se mit à se masturber, discrètement, sachant que je la regardais. Elle me fixait toujours de ses yeux verts émeraude, silencieuse. A la fin, elle eut un cri de jouissance. Je la couvris d'une toux sonore.

Liza s'essuya des doigts, les tendit vers ses lèvres, souffla vers moi. Nos regards se croisèrent. Un lien étrange et fort venait de se nouer.

Tout se passa lors de la fête de fin d'année. Tout le monde se lâche, c'est la tradition.

Les vieux cerfs étaient là, bien sûr.

Je jouais de ma guitare, soutenu par Ami F. qui, à 15 ans, assurait déjà au violon.

Liza s'était assise à côté de moi.

On a eu une standing ovation. J'étais très fier.

Liza se rapprocha de moi.

– Je voudrais te montrer le spectacle que je répète.

Tu m'accompagnes en salle de danse ?

En ce jour de fête de fin d'année, la salle de danse était fermée. j'ai fait jouer mes clés de service, et j'ai refermé.

Liza :

– Je n'ai pas mes habits. Je peux danser sans ?

C'était une variation sur «  Le Sacre du Printemps.   » Célébration de la joie.

Liza enleva ses peu d'habits, et commença sa danse à elle, pour moi. Nue.

Ses tout petits seins, son sexe nu sans poils, ses grands écarts. J'étais fasciné.

Elle posait sa jambe tendue sur la barre. Son sexe tendu commençait à couler mais Liza restait néanmoins très concentrée.

Elle fit le grand écart, puis toujours écartée, elle me présenta son sexe distendu. Il coulait toujours. Elle haletait, suivant sa mélodie intérieure.

Liza n'avait aucune retenue.

A la fin elle salua comme une étoile.

Bien sûr, j'ai applaudi.

Puis elle se se rapprocha de moi.

D'un geste souple, elle m'entoura d'une jambe, et rapprocha son sexe du mien.

– Je suis encore pucelle. Je t'ai choisi. Toi.

Fais-moi femme. Depuis le temps...

Je nous allongeai. Liza au-dessus de moi, je n'aime pas la position du missionnaire.

Liza me démontra son incroyable souplesse. Elle était une liane vibrante.

Peut-être sa formation de danseuse ? Elle maîtrisait ses muscles vaginaux à la perfection.

Elle enserrait mon vit, contractait son vagin d'avant en arrière, contrôlant mon sexe.

Elle jouit très longuement. Je me suis retenu. A quelques gouttes de son sang se mêlait un flot de jus parfumé qui coulait en saccades abondantes.

Liza se retourna alors. Elle me murmura :

– Je veux que tu me déflores entièrement.

Elle s'agenouilla au-dessus de moi, amenant sa rondelle à la verticale de mon dard.

Encore sa formation de danseuse ? Ses fesses étaient grandes ouvertes. Son sphincter respirait. Il se gonflait et se dégonflait, suivant son rythme.

Je me servis de son jus pour lubrifier son anus. Elle s'empala en moi.

Elle maîtrisait ses parois abdominales aussi bien que ses muscles vaginaux.

Je jouis enfin, longuement.

Liza se retira de moi, dégorgeant mon jus.

Elle le recueillit de ses lèvres, me le fit goûter.

– Ton sperme sent la noisette. Je veux un enfant de toi. On l'appellera Nicolas.

J'ai déjà mes règles. Tu peux me féconder.

A la fin, Liza :

– Je danserai toujours pour toi.

....

Ami F. est devenu premier violon dans plusieurs orchestres philharmoniques.

Liza L., définitivement épilée, a été émancipée à 16 ans. Je suis le très jeune et très heureux papa d'un beau petit Nicolas, qui sourit déjà à sa vie naissante.

Liza est maintenant devenue danseuse étoile.

Dans quelques semaines, elle va faire une performance nue.

Elle m'a prévenue :

– Je vais danser nue pour toi.

Fais-moi l'amour avant, ou après... ou pendant ? Tu danses bien, toi aussi. C'est une performance transgressive et transgenres, où tout sera permis.

Liza a commencé sa danse nue, parfaite comme à son habitude.

D'un geste de la main, elle m'a dit de la rejoindre.

Elle m'a enlacé. Elle m'a chaviré, très adroite.

Elle a pris mon sexe et l'a introduit en elle, sur la scène.

Les projecteurs étaient braqués sur nos sexes.

J'ai pénétré Liza, devant un public fasciné.

Nos cris d'orgasme se fondirent dans la musique du quatuor à cordes.

Schubert, Winterreise, en mi bémol.

Religieusement, je léchai son jus. Le projecteur était toujours braqué sur nous.

Le public s'était rapproché, silencieux.

Ils ne voulaient rater aucune goutte. Aucune goutte de nous.

C'était une performance ouverte.

Je suis un homme fontaine.

J'ai longuement éjaculé sur le ventre de Liza. Je lui ai pissé dessus.

Liza a éjaculé par saccades régulières. Elle pissait son jus droit devant elle. Incroyablement abondant, aucun garçon n'aurait pu éjaculer autant.

Puis Liza a pissé sur moi, elle aussi. Lentement, réfléchie. Sérieuse.

Une histoire importante, pour Liza.

Une très jeune fille s'est approchée de nous, rampant telle une serpente, les yeux brillants.

Elle lécha nos jus ses yeux grands ouverts, toujours illuminée par le projo.

Le public était fasciné. Certains se masturbaient sans honte.

D'autres vinrent s'allonger sous nous, nous contemplant en contre-plongée.

Nous nous sommes ouverts à eux.

Sans aucune pornographie, juste pour le culte de la beauté.

...

A 14 ans, Liza s'était donnée à moi.

A 15 ans, Liza vint habiter chez moi.

A 16 ans, Liza devint enceinte de Nicolas.

Liza n'avait gardé qu'une chose sur elle : la danse.

Liza dansait du matin au soir. Liza était l'incarnation de la danse.

Liza n'avait gardé qu'une chose pour nous deux : sa nudité.

Liza avait fait un choix radical. Elle avait renoncé aux habits, définitivement.

Elle voulait s'habiller de mon regard émerveillé. Et cela lui suffisait.

Nue elle dormait, nue elle se réveillait, nue elle vivait, nue elle dansait.

La danse était sa vie, la vie était sa danse.

A 15 ans, Liza s'était définitivement épilée.

Il nous arrivait de devoir sortir, bien sûr.

Liza, pour de telles occasions, avait opté pour le minimum vital : un tissu lâche autour des hanches, une brodure autour de sa poitrine, laquelle est très menue et très érectile. Liza avait des tétons en état d'érection constante.

Liza était en elle-même une érection constante.

Liza aimait se montrer à moi. Liza aimait se montrer aux autres, aussi.

Elle ne m'avait jamais caché son désir de se montrer.

Liza adorait l'exhibition. Pour elle, cela faisait partie de sa danse.

Pour moi, cela faisait partie de notre rituel amoureux.

Liza s'était donnée à moi nue, elle désirait continuer sa vie nue.

C'était pour elle une nécessité vitale.

Puis-je vous décrire sa tenue de sortie ?

Liza, comme je vous l'ai dit, avait définitivement renoncé aux sous-vêtements.

Quand nous sortions, Liza se ceignait d'un morceau de fine soie attaché haut sur les hanches, laissant voir ses fesses. Le plus souvent, elle le tournait vers l'arrière.

Son fessier de danseuse était sublime, sa raie ouverte aussi.

Elle aimait à savoir qu'elle faisait le bonheur des passants. Sa grâce innée lui tenait lieu de passeport.

Pour le haut, Liza avait opté pour un bout de dentelle brodée par sa grand-mère.

Elle faisait sortir ses tétons de la dentelle. Elle jouait de ses tétons, les masturbait à travers les trous de la broderie. Ils dépassaient de manière insolente.

Le village s'était habitué à nous. C'est un village très tolérant.

Liza pimentait souvent le jeu. Quelquefois, comme par hasard, son noeud se défaisait.

Alors Liza, avec sa grâce innée, se baissait et se rhabillait, exhibant son petit derrière pour la joie des enfants et des parents.

Avec son esprit et son humour, Liza avait été adoptée par le village. Tout comme moi.

Elle avait maintes fois été photographiée par des touristes. Elle s'en foutait.

Au bistro d'en face, c'était hot. Vous ai-je dit que Liza était une femme fontaine ?

Tout en sirotant son bock, Liza se masturbait. Quand elle se relevait, le fauteuil en plastique était trempé.

Elle me disait :

– Je dois aller pisser. Viens.

Alors, elle pissait dans ma bouche, dans un coin caché du village. Je buvais tout. Ça avait goût de sureau, de femme. Je buvais tout. C'était Liza.

...

Après, Liza devint enceinte jusqu'aux yeux de notre Nicolas.

Elle opta pour un sarouel noué tout au bas du pubis. Son ventre et ses seins avaient pris d'énormes dimensions.

...

Liza accoucha sans douleur et dans une joie profonde.

Je fus le premier à voir le visage de Nicolas.

Dès sa naissance, Nicolas respirait le bonheur.

...

Après, ce fut plus simple.

Liza avait tout enlevé dessus, notre Nicolas accroché à son ventre.

A 16 ans.

Elle le laissait le téter à volonté. Liza avait beaucoup de lait, des seins énormes.

J'ai bu son lait.

...

Liza perdit très vite ses rondeurs. Danseuse.

Elle a joui sur scène avec moi.

Quand on fait l'amour, Nicolas est avec nous. Je crois qu'il jouit, lui aussi.

...

Nicolas ira loin. Il n'a que 6 mois.

Liza le masturbe déjà, avec sa science de femme. Ses doigts tendres autour de son tout petit membre. Nicolas sourit aux anges.

Il sourit à sa vie naissante.

Nicolas est notre futur.

...

2013

Anne, Elias, Serge.

Prologue.

L'autre lundi, j'allais faire mes courses à l'HyperInterSuper de mon bled dans le Tarn-et-Saône, vers 14h25. Trop tôt, c'était encore fermé.

3 personnes me précédaient, un beau mec barbu, un garçon de 6 ans environ, une dame mince qui m'a tapé dans l'oeil, qui filaient vers l'HyperInterSuper toujours fermé.

Je leur demandai quand est-ce que ça ouvrait.

La dame mince vint à ma portière. Elle portait un mince bustier très ouvert et rien dessous. Elle se pencha vers moi et m'électrisa. Elle avait des tout petits seins et des tétons pointus, elle les tendait à ma vue. Une attitude de séduction, sûr.

Des yeux d'une couleur indéfinissable.

– Ça ouvre dans cinq minutes, monsieur.

Elle se pencha vers moi, j'étais sur le point de défaillir.

– Vous avez de quoi fumer ?

– Oui Madame.

– Quel âge tu me donnes ?

– Je dirais... 42 ?

La dame mince claqua ma portière au nez, me criant : Enfoiré, tu as raison. Au fait, je

M'appelle Anne.

– Moi Janø.

– Enchantée.

Je sortis mon tabac et un peu de ganja.

On a fumé sur le parking. Après on est entrés à l'HyperInterSuper, et on s'est transformés

En bêtes à consommer. Bref.

Ensuite, j'ai fait connaissance, chez moi et chez eux, d'Elias et Serge.

Serge, 50, est le garçon le plus sensible du monde.

Elias, 6 ans, est le garçon le plus beau du monde.

Quand j'ai vu Elias, chez eux, s'allonger sur le futon en débardeur et en jupe, avec rien dessous et les jambes écartées, je me suis dit que je rencontrais le pré-ado que j'aurais bien voulu être.

On a discuté des jours et des jours. J'ai pris le temps d'apprivoiser Anne, animal sauvage.

Et son petit Elias, et Serge, un homme aimant, intelligent, optimiste, et en proie à des multiples soucis. On a discuté des heures de tout et de rien, surtout de tout.

A mesure des jours, je laissais Anne s'habituer à déboutonner le peu de boutons qu'elle

Gardait sur elle. Je suis devenu un peu directif, elle se laissait faire. Au début Anne était

Sur la défensive. Elle comprit vite qu'il n'y avait aucune libido excitée de ma part, mais

L'amour de sa beauté. Au fur et à mesure, elle devenait de plus en plus détendue. Elle

N'avait plus peur de moi.

Anne, comme moi, ne porte aucun dessous. Elle a le petit cul le plus désirable du monde.

Elle n'a aucun poil. Anne est un rapace à apprivoiser, ça prend du temps.

Mon histoire va commencer maintenant, après présentation des protagonistes, façon

Vicente Minelli.

Comme dans les comédies d'amour de Vicente Minelli : le prologue est délicieux, la suite

Est dramatique, l'épisode est optimiste (enfin, j'espère).

***

Présentation des protagonistes.

Au fil des jours, j'appris à mieux connaître mes nouveaux amis, les qualités et les fragilités de chacun. Bien entendu, derrière la façade se cachent quelques failles. Normal.

En découvrant ces craquelures, mon amour-amitié ne s'est pas éteint. Bien au contraire.

J'ai appris à découvrir les qualités et les fragilités de chacun.

Anne prend trop de médocs. Des fois amorphe, des fois loquace. Je disais à Serge :

« Anne me semble bipolaire ». Il me répondait : « elle me semble lunatique ». Ça se vaut,

Non ?

Elias est dévoué à sa mère. Il s'occupe d'elle. Serge se dévoue à elle aussi.

Je vous parlerai d'eux après.

Anne est très égocentrée. Elle n'hésite pas à (me) voler ou à mentir, si ça sert son besoin.

Elle demeure ma bienvenue. Parce qu'elle a un fond de gentillesse innée, et j'aime ça, et je

Crois en la rédemption (je suis un mec naïf, mais je l'ai expérimentée pour moi-même).

Un soir, Anne est venue nous rejoindre chez moi, de très mauvais poil. Elle a fait une

Scène avec Serge devant moi. Après c'en était trop, j'en avait déjà assez vu. Je leur ai dit :

« Je ne veux plus de scènes chez moi, un de vous deux disparaît maintenant, je veux avoir

La paix chez moi ».

Anne s'est barrée, me criant : « Bon, tu me jettes ? Je reviendrai jamais. »

Une heure après Anne m'avait fabriqué le bracelet que je désirais, parfaitement à ma taille,

Vert-blanc-bleu, avec des perles, elle me l'a fait livrer par son compagnon.

C'est dur à comprendre, la mécanique des femmes. Demandez à Serge.

Anne mesure 1m70 environ. Elle irradie d'énergie, quand elle n'a pas pris trop de

Médocs. Son visage est fascinant, fort, la couleur de ses yeux varie selon ses marées

Intérieures. Ses yeux révèlent un amour d'enfant, très cabossé depuis. Ne me demandez

Pas pourquoi je le sais. Je le sais, c'est tout.

Je suis un garçon tactile, alors je touchais ses épaules ou ses hanches. Anne avait à chaque

Fois un geste de recul, alors j'ai compris, j'ai arrêté les contacts tactiles. Je pressentais

Qu'elle avait un passé lourd, côté mecs. A mesure du respect que je lui témoignais, et

Qu'elle comprenait que mon attirance n'était pas (ou peu ?) libidineuse, Anne se détendait.

Et puis un soir sur son balcon, elle se confia à moi. Elle me raconta l'histoire terrible de

Son enfance brisée, ses ex-mecs, ses os cassés... C'est confidentiel, alors je ne vous en

Dirai rien. C'est clair, Anne est résiliente.

J'ai été d'autant plus honoré de ses confidences que j'étais le seul, à part Serge, à qui elle

S'était confiée.

Et Anne prit sur elle de ne me voir que de bon poil. Ce qui faisait du bien à tous, et à

Moi en premier. Je souhaitais parler de sexualité avec Anne, la regarder, l'écouter, lui parler.

La voix et la vue sont des organes sexuels secondaires, mais essentiels.

Je vous décris Serge.

Extrêmement attachant. Cultivé, drôle, sincère, poli, disert, qui m'aime, assurément. Une barbe mal taillé qui le dessert, ça le rend plus vieux que ses 50. Des yeux marron très perçants. On tchatche au moins 2 heures par jour, et ça nous fait du bien. Ça le détend, et moi aussi.

Serge m'a dit un jour : « Anne me tient par les couilles ». (vous ai-je dit que Anne est

Plus que belle ?) Ok, je comprends. J'ai été tenu par les couilles par bien d'autres belles.

Serge est fait d'amour. Il me fait à manger. Avec mes soucis, je n'ai pas faim, alors il

Remplit mon estomac. Il cuisine bien, en plus.

Serge a beaucoup d'amour en lui, je crois. C'est un garçon « oblatif ». Il donne. Il donne

En premier lieu -et tout son temps- à son fils Elias. Lequel en profite abondamment, bien

Sûr. Serge est mort dans son lit en janvier 2015.

***

Anne prend trop de médocs. Des fois amorphe, des fois loquace. Je disais à Serge : « Anne me semble bipolaire ». Il me répondait : « elle me semble lunatique ». Ça se vaut, non ?

Elias est tout dévoué à sa mère. Il s'occupe d'elle. Serge se dévoue à elle aussi.

Anne est très égocentrée. Elle n'hésite pas à (me) voler ou à me mentir, si ça sert son besoin.

Elle demeure ma bienvenue. Parce qu'elle a un fond de gentillesse innée, et j'aime ça, et je crois en la rédemption (je suis un mec naïf, mais je l'ai expérimentée pour moi-même).

Un soir, Anne est venue nous rejoindre chez moi, de très mauvais poil. Elle a fait une

Scène avec Serge chez moi. Pour moi c'en était trop, j'en ai déjà assez vu. Je leur ai dit :

« Je ne veux plus de scènes chez moi, un de vous deux disparaît maintenant, je veux avoir

La paix chez moi ».

Anne s'est barrée, me criant : « Bon, tu me jettes ? Je reviendrai jamais. »

Une heure après Anne m'avait fabriqué le bracelet que je désirais, parfaitement à ma taille,

Vert-blanc-bleu, avec des perles Et me l'amena.

C'est dur à comprendre, la mécanique des femmes. Demandez à Serge.

Anne mesure 1m75 environ. Elle irradie d'énergie, quand elle n'a pas pris trop de

Médocs. Son visage est fascinant, fort, la couleur de ses yeux varie selon ses marées

Intérieures. Ses yeux révèlent un amour d'enfant, très cabossé depuis. Ne me demandez

Pas pourquoi je le sais. Je le sais, c'est tout.

Je suis un garçon tactile, alors je touchais ses épaules ou ses hanches. Anne avait à chaque fois un geste de recul, alors j'ai compris, j'ai arrêté les contacts tactiles. Je pressentais qu'elle avait un passé lourd, côté mecs. A mesure du respect que je lui témoignais, et qu'elle comprenait que mon attirance n'était pas (ou peu ?) libidineuse, Anne se détendait.

Et puis un soir sur son balcon, elle se confia à moi. Elle me raconta l'histoire terrible de son enfance brisée, ses ex-mecs, ses os cassés... C'est confidentiel, alors je ne vous en

Dirai rien. C'est clair, Anne est résiliente.

J'ai été d'autant plus honoré de ses confidences que j'étais le seul, à part Serge, à qui elle s'était confiée.

Et Anne prit sur elle de ne me voir que de bon poil et à poil.

Ce qui faisait du bien à tous, et à moi en premier.

Je souhaitais parler de sexualité avec Anne, la regarder, l'écouter, lui parler.

La voix et la vue sont des organes sexuels secondaires, mais essentiels.

Serge, extrêmement attachant. Cultivé, drôle, sincère, poli, disert, qui m'aime, assurément. Une barbe mal taillé qui le dessert, ça le rend plus vieux que ses 50. Des yeux marron très perçants. On tchatche au moins 2 heures par jour, et ça nous fait du bien. Ça le détend, et moi aussi.

Serge m'a dit un jour : « Anne me tient par les couilles ». (vous ai-je dit que Anne est

Plus que belle ?) Ok, je comprends. J'ai été tenu par les couilles par bien d'autres belles.

Serge est fait d'amour. Il me fait à manger. Avec mes soucis, je n'ai pas faim, alors il

Remplit mon estomac. Il cuisine bien, en plus.

Serge a beaucoup d'amour en lui, je crois. C'est un garçon « oblatif ». Il donne. Il donne

En premier lieu - et tout son temps - à son fils Elias. Lequel en profite abondamment, bien sûr.

Serge est mort dans son lit en janvier 1974.

Ce qui nous amène à Elias.

Elias est un garçon très beau. Il a 6 ans, il est plein de fantaisie, il a les membres gracieux et le sexe très long, il n'en fait qu'à sa tête. Ses devoirs, il les reporte à plus tard, ou à après plus tard. En tant que vieux prof et vieux papa, ça me choque un peu. Des fois Elias s'allonge sur le futon, jupe ouverte et jambe écartées, et s'exhibe à moi en bandant fort. Il n'a pas de poil. J'aimerais le baiser mais je ne le ferai jamais. Quoique ?

***

Cette histoire ne fait que commencer.